Q : Combien de maisons avez-vous ? R : J’ai été torturé cinq ans et demi
Invité de l’émission de divertissement de Jay Leno, John McCain a surpris avec une curieuse réponse à une question qui a fait beaucoup parler d’elle. En fait, cette question fut posée à l’origine par un journaliste du site Politico.com, elle était plutôt banale et la réponse ne pose aucune difficulté pour la grande majorité des américains : combien de maisons avez-vous ?
Si l’Américain moyen n’a pas perdu sa maison lors de la déconfiture de la crise hypothécaire du « sub-prime », il répondra sans hésiter : une seule ! Mais John McCain a répondu avec hésitation, pour ensuite enchaîner avec une réponse stupéfiante : mon équipe vous répondra après vérification. Depuis, l’affaire de l’homme qui ne connaît le nombre de maisons dont il est propriétaire est la risée de toute un pan de l’Amérique et naturellement le comédien Jay Leno a relancé la question lors de son émission. C’est alors que McCain a répondu très sombrement comme suit :
Jay Leno : Combien de maisons avez-vous ?
John McCain : J’ai été torturé pendant cinq ans et demi, pendant tout ce temps je n’avais pas de maison, ni de table ou de chaise…
Dans un pays ou l’héroïsme d’un soldat est intouchable, ou le militarisme est culturellement accepté et omniprésent, le calvaire de John McCain lors de son emprisonnement au Vietnam est admiré et respecté de tous. Cependant, à la suite de cette réponse, certains osent désormais questionner l’homme qui fait usage de sa souffrance passée pour esquiver une question qui aurait du être répondue le plus simplement du monde par un chiffre ou un nombre et sans hésitation.
| Le 27 août, 2008 - 05:05 TU -
Classement : Acteurs influents, Politique, Présidentielle 2008, Républicains, Torture - 43 visites [D 24/10/2008] |
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[...] Les foules aux rallyes démocrates et à l’étranger, les sommes dépensées par chaque candidat, le nombre de maisons tenues par un l’un d’eux, le taux d’écoute des débats présidentiels, le nombre de [...]
Que les états uniens n’aient pas fait l’expérience d’un homme politique du type Pétain (à ma connaissance mais je me trompe peut être), c’est a dire héros de la nation un jour et infâme un autre, explique le fait qu’il leur soit difficile de faire la part des temps “héroïques” d’un homme d’une autre période de sa vie.
Ce Mc Cain est le descendant spirituel de G.W. Bush. Sa rétorique repose sur les mêmes bases que son "futur prédécesseur" : répondre aux questions par des réponses toutes faites, qu'un americain moyen ne contestera pas sous peine d'être anti patriotique : "pourquoi la guerre en Irak ?", "parce que 11 septembre bien sûr…".